Trappeur au Québec: histoire et évolution

Comme son nom l’indique, le trappeur est celui qui pratique la chasse à l’aide de trappes. On le retrouve surtout en Amérique du Nord. Originairement les trappes permettent de capturer les animaux sans abîmer les fourrures des impacts de balles ou de flèches. Heureusement, les fourrures aujourd’hui ne sont plus recherchées et certaines espèces animales sont très protégées.

Le métier de trappeur a donc évolué pour répondre à d’autres besoins.

trappeur

Image du trappeur traditionnel , chemise carreautée et raquettes à l’ancienne.

Les pionniers trappeurs

Tout commence avec des trappeurs français venus conquérir les nouveaux territoires au 17 ème siècle. Les richesses d’Amérique du Nord attirent également les Néerlandais puis les Anglais. La rude compétition engendre des conflits dont la Guerre de la Conquête en 1763.

Les trappeurs ont souvent fait office de pionniers sur ces terres inconnues et dangereuses. Certains ont croisé la route des célèbres Lewis et Clark au début du 19 ème siècle. La richesse que constituent les fourrures est une puissante motivation.

Les dangers sont pourtant nombreux : bêtes sauvages, nature hostile, population parfois peu amicale…

Les « mountain men », comme on les appelait, chassaient surtout le castor abondant dans ces régions. Pour se protéger, ils formaient des compagnies d’une centaine d’hommes. Chacun s’octroyait une zone de chasse puis ils revenaient ensemble en fin de saison.

La période des rendez-vous : C’est quoi ?

Ces allers-retours ont vite posé problème. Trop de dangers et de temps perdu. Un nouveau système s’est donc mis en place avec les rendez-vous. Ce sont de grands rassemblements où les trappeurs mais aussi les Indiens se regroupent.

Les négociants venus acheter leurs marchandises les y attendent. Le plus important a été celui de la ville de Saint-Louis. Mais les échanges sont souvent peu équitables.

Les négociants payent les fourrures mais vendent des marchandises indispensables à des prix prohibitifs. Le plomb pour fabriquer les balles et la poudre sont hors de prix. Les marchands pratiquent également le troc avec les Indiens friands de verroterie et d’alcool.

Ces fameux « rendez-vous » ont duré seulement une quinzaine d’années, de 1825 à 1839.

Une reconversion des trappeurs réussie

La mode de la fourrure décline doucement à partir du 19 ème siècle. Les chapeaux en castor sont remplacés par des matières plus légères, plus élégantes. Les grandes figures comme Davy Crockett

ne sont plus que d’anciennes légendes. La plupart des territoires ont été explorés et la présence des trappeurs devient de moins en moins nécessaire. De plus en plus d’habitants s’installent dans ces zones inhabitées.

Mais l’augmentation des agglomérations et des constructions ne fait pas toujours bon ménage avec la faune. Les trappeurs vont devenir essentiels à la régulation des animaux dans les villes.

Le piégeage est encadré par une réglementation. La population de castor, raton laveur, ours, renard, rat musqué… doit être contrôlée. Pour officier, les trappeurs doivent obtenir un certificat. Il faut être âgé d’au moins 12 ans, être résident du Québec et passer un examen.

Les trappeurs urbains des temps modernes

Capturer moufette, pigeon, raton laveur, chauve-souris… tous ces déprédateurs sont des animaux sauvages qui créent parfois de « sacrés » dégâts dans une ville. Pour s’adapter à l’environnement, leur capture n’a rien à voir avec l’extermination des souris , pourtant c’est le même spécialiste en gestion parasitaire qui assume cette tâche.

L’image du trappeur a donc bien changé. Le commerce de la fourrure n’est plus leur première priorité. Ils ont aussi pour rôle de conserver les espèces en voie de disparition et de réguler celles qui foisonnent.

Certaines espèces peuvent engendrer de grosses dégradations, comme les castors qui rongent tout. Il faut donc contrôler leur population. Les trappeurs respectent des zones de chasse et utilisent des pièges homologués.

L’activité de trappeur s’est transformer en un métier qui demande d’avoir des connaissances et du matériel professionnel. Les trappeurs ont su d’adapter au modernisme en répondant aussi à la demande des particuliers.

D’autres spécialités ont fait leur apparition comme les experts en gestion parasitaire, les dératiseurs et les désinsectiseurs qui prennent en charge la prolifération de nuisibles. Ces professions en pleine croissance exigent compétences et savoir-faire technique.

About kristof

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